ALYCIA FREDETTE

Alycia Fredette 

Étouffés 

2020, bois, plâtre et peinture acrylique 

205 x 120 x 95 cm

Avec une boite comme principale composante, cette installation, qui mélange la peinture et la sculpture, soulève une réflexion sur les relations humaines, plus précisément sur la dépendance affective. La caisse intrigue le spectateur qui doit s’imposer une double contrainte pour avoir accès à son contenu, d’une part, à cause des tentacules l’entourant comme un corps encombrant et d’autre part par le fait qu’il doive se pencher pour accéder à l’œilleton. Il s’agit d’une boite interactive qui donne visuellement sur un monde marin orageux et tourmenté ; des tentacules sortent de l’eau et s’avancent vers le spectateur. Celui-ci peut activer une manivelle qui dévoile un personnage féminin dans toute sa vulnérabilité et qui semble l’implorer. Elle a le regard rivé sur le spectateur et, s’il ne la regarde pas, elle n’existe plus. Il revient donc au spectateur de décider s’il demeure en sa présence ou si, au contraire, elle restera enfouie dans cet orage. L’œuvre met en avant-plan la complexité d’une relation où vulnérabilité et puissances sont interchangeables.

Ma réflexion débute toujours par une introspection sur les sujets qui me touchent personnellement, qui font partie de ma vie ou qui font partie de réflexions qui tournent dans mon esprit. Les principaux sujets abordés s’orientent souvent autour de la complexité psychologique de l’humain, de ses relations, de ses comportements sociaux et de ses réflexions profondes. Cette œuvre ne fait pas exception à ces préoccupations récurrentes.

2020, l’année de la COVID-19 © finissant.e.s seul.e.s à la maison.

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