ANOUK VIENNET-LAPIERRE

Anouk Viennet-Lapierre 

Pluie obscure 

2020, peinture acrylique, pastel, fusain et crayons sur toile 

76 x 61 x 2 cm 

 

En plongeant dans mes champs d’intérêt récurrents, j’ai remarqué qu’ils étaient majoritairement féminins ou fantastiques. Après de nombreux projets réalisés récemment, j’ai pris la décision de continuer à traiter le sujet des femmes avec lequel je suis à l’aise. De ce fait, je propose une observation de la fragilité féminine. Les trois femmes représentent une version du « No hear, no see, no speak », mais font aussi référence, dans un sens, aux Trois Grâces, les trois déesses mythologiques. La combinaison de matériaux provoque également un effet de clair-obscur entre deux aspects, l’un réaliste et l’autre plus imaginaire. 

Le regardeur est plongé au cœur d’éléments qui se dégradent, autant dans les couleurs que dans les composantes. La scène, malgré son environnement jovial, évoque une injustice chez les femmes. Le fond affiche un clair-obscur moins réaliste, qui descend dans un effet pluvieux. Les composantes de l’œuvre évoquent des sentiments contradictoires ; un côté représente la joie et l’autre, la souffrance, un état également évoqué par la présence de craquelures sur les personnages. Le dessin offre une figuration plus détaillée et soignée, qui tranche sur un fond coloré et gestuel. Le spectateur découvre donc le passage d’un aspect heureux à un aspect sinistre.  

2020, l’année de la COVID-19 © finissant.e.s seul.e.s à la maison.

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