ANTHONY MOREAU-P.

Anthony Moreau-P. 

Primitif 

2020, bois, corde, peinture acrylique, plâtre, perles et roches  

dimensions variables 

Prix Excellence du parcours

 

Les réalités sexuelles m’ont toujours interpelé. C’est la raison pour laquelle j’ai développé, dans mes œuvres, un attrait pour la représentation de la beauté du corps humain et pour les liaisons intimes dans leurs différentes facettes. Alors que mon processus tend à célébrer les interdits et l’intimité sexuelle, un projet a fleuri dans mon esprit à la suite de l’acquisition d’une tige de bambou. L’aspect long et vertical de ce morceau de bois m’a rappelé la forme d’une lance, arme de chasse utilisée dès le paléolithique. Une métaphore sur la chasse et les relations interpersonnelles a alors fait son apparition dans mon imagination. Il est vrai que l’on peut affirmer que mon travail aborde fondamentalement la beauté chez l’être humain, mais je juge important de considérer l’aspect de la perversion et de l’hypersexualisation des genres. 

Cette collection de faux objets à caractère phallique et marginal affiche les déviances de la communauté moderne. Les matériaux de base qui composent les outils, les armes et les sculptures décoratives improbables rappellent que l’idée du corps est à la racine de toute chose. Parfois évidente, parfois discrète, l’adaptation perverse de chacun de ces objets précaires et artisanaux présente les enjeux sexuels actuels. Tels les artéfacts d’une société imaginaire, d’apparence archaïque, les objets critiquent le phénomène d’hypersexualisation omniprésent dans la société. L’éventail d’objets appropriés et transformés suscite, par l’intermédiaire des contrastes d’époque et de réalités, une réflexion sur l’obsession actuelle pour le sexe. 

2020, l’année de la COVID-19 © finissant.e.s seul.e.s à la maison.

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